Cycles: 1
Bercé par les caresses de ce monde qui respire à ma place,
je me fond dans un vide plein d’étoffe en résonance,
Si le gout m’échappe encore c’est que je ne suis pas tout à fait mort.
Au détour de nos être, dans les plis de nos pensées les plus astrales,
Je forge sans bruit un destin qui me correspond,
et je crois déjà aux mensonges dont il est fécond,
entre rires et frivolité, regrets et passions déchaînées,
nous voilà au pied du lit, celui où gît une image de moi un peu endormie.
Et je suis là comme je l’imaginais debout à mon propre chevet,
c’est avec une émotion toute intériorisée que j’assiste à ma propre fin.
