Cycles: 1

Bercé par les caresses de ce monde qui respire à ma place,

je me fond dans un vide plein d’étoffe en résonance,

Si le gout m’échappe encore c’est que je ne suis pas tout à fait mort.

Au détour de nos être, dans les plis de nos pensées les plus astrales,

Je forge sans bruit un destin qui me correspond,

et je crois déjà aux mensonges dont il est fécond,

entre rires et frivolité, regrets et passions déchaînées,

nous voilà au pied du lit, celui où gît une image de moi un peu endormie.

Et je suis là comme je l’imaginais debout à mon propre chevet,

c’est avec une émotion toute intériorisée que j’assiste à ma propre fin.

2 weeks ago

Volatile

Le pleur d’un instant déjà fané qu’une corolle si flétrie ne peut plus supporter, las et soumise à une pesanteur trop impérieuse, d’un frémissement laisse échapper la goutte, devenue laiteuse; instant inversé qui prend la saveur d’un péché capital alors qu’il a léché ces délicieux pétales, printemps bouillonnant qui dans peu de temps déjà déversera un automne fade de ses plaies encore vertes; le don de ces senteurs d’herbe fraîchement coupée qui pourraient dans quelques champs légèrement dorés surpasser le plus délicat fumet de quelques roses posées sur un buffet; temps de foin et d’orage qui lie la texture légère et délicate aux violences d’un ciel qui en agite les sulfates, soufre d’un soir d’été qui sèche ton oeil mouillé et te montre la nuit comme un puit à vider, nulle idée, nul chagrin, comme une marée chargée d’écume et de sel qui nous mène à la brume comme au bout de nos vies.

3 months ago 1 note

Les nuages sombres qui masquent le ciel,

le voyage, incertain, un manque qui se crée

et que nos yeux ne peuvent combler.

Espiègle désir mué en paresse, de l’automne

la brise porte tristesse.

Virages incontrôlables de nos jeunesse perdues, disparus

les chants et les joies mirés par l’azur.

Coule rivière sans fin, de nos destin aiguise le stylet

car c’est notre avenir que tu t’appliques à tracer.

Fuyant lointain qui m’admire par delà les étoiles,

voie lactée délectée de nos péchés inassouvis, ombre du néant

comme une souffrance qui s’infiltre dans l’écueil de nos pensées.

3 months ago

Tel que je me présente à vous, je ne suis que le champ de bataille des astres et des forces divines. La victoire et la défaite d’une reconstruction permanente de la nature puisant l’énergie du moi incarné jusqu’à sa mort.

3 months ago

Il était de ceux qui écoutent le chant des sirènes jusqu’au bout…. et se réveillent au chant du cygne…

3 months ago

Je voulais vraiment vomir, mais j’étais beaucoup trop dégoûté…

5 months ago

A toutes celles qui tendent leur main aux noyés dans l’espoir de les sauver, et qui ne se rendent naïvement pas compte qu’elles ne font que les aider à couler.

5 months ago 2 notes

Le monde n’est qu’obscurité, celle de soi, il n’y a pas de lumière… que des écarts de température.

6 months ago

Pénombre

Je vois des ombres qui m’appellent comme si elles savaient d’où je viens. Des voix et des sons étranges qui résonnent du fond de mes synapses. Le temps ressemble à s’y méprendre à une farandole d’antan, un soupçon de déjà vu qui le ramène sans cesse à son point d’origine. Du temps, on en a, on en a trop peu, ou pas assez… qu’il aille au diable! ce temps qui se dilate plus qu’il ne s’étend en ces temps d’empressement qui mènent à une névrose oppressante. Je baisse un peu les yeux pour éviter de voir trop loin, je ne me sens heureux que dans un certain dédain. Reste autour de moi un environnement familier pour cloisonner mon esprit dans une paix artificielle. Je ne veux plus courir sous les étoiles, je ne veux plus relever ces voiles, si pâles, mais qui défendent mon esprit contre l’inquisition sociétale. Je ne suis pas un être du mal, non… juste une essence perdue qui évolue entre les mondes, un visage sans traits qui épouse la joconde. Cherchez moi dans le noir car je fuis la lumière! Les plaisirs de la vie seront mon cimetière. Je ferme les yeux encore pour m’entendre respirer, même en mon propre corps je me sens agoniser. Terreur d’un soir et angoisse au matin, la faux plane sur ma tête mais ne me menace point. J’échange avec le monde des messages codés, tas de mots emmêlés aux connotations désuées. juste de quoi tenir la foule en haleine, lui donner à contempler un spectacle vivant, une forme qui s’agite quand son fond est drainé par la pénombre, un masque de jade pour contenter la masse qui ignore le massacre. être le vent, filer comme l’ennui, n’être plus UN mais plusieurs réunis, en un mot que l’on souffle le soir à l’oreille de ceux dont la lueur s’éteint. Je voudrais qu’un couteau laisse une trace en mon flanc, que des plaies béantes laissent pleurer mon sang, mais il est bien trop tard et les ombres le savent, je ne suis plus de chair ni même un courant d’air. Lève la tête et regarde si tu vois mon soleil.

7 months ago 2 notes

This puddle of mud I feel like I’m drowning in everyday looks like a deep ocean in my mind.

Melancholy taking over.

7 months ago